Présentation de l'éditeur :David Mangin est lauréat du prix "La Ville à Lire" 2005 décerné par France Culture et la revue Urbanisme. L’impression de chaos procurée par la suburbia et le mitage du paysage renvoient aux contours d’un territoire nouveau où s’imbriquent espaces ruraux et urbains. Désormais planétaires, les effets sur les modes d’urbanisation de ce « sprawl » ou étalement restaient à être analysés de manière circonstanciée. À travers des questions touchant aux infrastructures routières, aux centres commerciaux et aux lotissements pavillonnaires, David Mangin décrit la ville sectorisée, celle des enclaves privées, à laquelle il oppose la ville passante et métissée, celle du domaine public. Partant de l’observation du contexte français, il confronte la situation nationale aux phénomènes rencontrés avec les villes asiatiques et s’interroge sur l’idée d’une importation d’un soit disant modèle américain. C’est pour étudier les conséquences morphologiques et sociales, les effets de la croissance urbaine de ces trente-cinq dernières années, que l’auteur s’est intéressé principalement à trois entités omniprésentes dans la périphérie des villes : les infrastructures routières, l’urbanisme commercial et entrepreneurial, les ensembles de maisons individuelles. Pour analyser leurs interactions, il a croisé travaux cartographiques, enquêtes de terrains, entretiens et modèles. Au détriment, sans doute, de l’analyse perceptive à l’anglo-saxonne, il a volontairement choisi de tester sur ces territoires les outils de l’analyse urbaine apparus en Italie, en Espagne et en France notamment dans les années soixante. Tracés, voiries, découpages du sol, règles d’édification, rapports publics/privés…, sont donc les objets privilégiés de cette recherche et des observations souvent consignées par le biais d’une abondante documentation cartographique.
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