Présentation de l'éditeur :
Et si, bientôt, nous n'avions plus d'eau pour arroser nos jardins ?
Alors que d'année en année l'utilisation de l'eau potable est de plus
en plus réglementée et onéreuse, Nigel Dunnett et Andy Clayden
proposent une solution révolutionnaire à la fois économique, écologique
et esthétique : concevoir des "jardins de pluie", c'est-à-dire des
jardins qui utilisent exclusivement l'eau de pluie. Un jardin de pluie,
c'est d'abord un jardin qui intègre l'eau, source de plaisir et de
bien-être, dans une démarche esthétique naturaliste. Plus
spécifiquement, l'expression désigne une dépression plantée, créée pour
récupérer l'excès d'eau de ruissellement d'une maison ou d'un autre
bâtiment et de son environnement paysager ; par extension, le terme
désigne l'ensemble des éléments pouvant être utilisés pour optimiser
chaque goutte de la pluie qui tombe sur une propriété.
Généralement un double problème se pose : nous ne savons pas gérer
l'eau excédentaire et polluée qui résulte de violentes pluies d'orage
et, à l'inverse, nous manquons de stockage sur site en prévision des
périodes de pénurie. Il faut donc dans un premier temps capter l'eau :
pour cela, on peut avoir recours à des toitures végétalisées,
particulièrement efficaces lors de fortes précipitations, puisque la
végétation stocke et filtre une partie des eaux de ruissellement avant
de les libérer petit à petit. Pour la canaliser, on utilisera des
chaînes de pluie, des pieds de chute et des rigoles. Pour la stocker
des tonneaux, des cuves, des réservoirs paysagers pour pluies d'orage,
des collecteurs d'eaux pluviales ou encore des bassins de rétention.
Parallèlement,
des sols pavés perméables ou poreux, des bandes filtrantes et des
dépressions plantées permettront d'infiltrer une bonne partie des eaux
de ruissellement et d'absorber les polluants. Enfin, certaines
catégories de plantes favoriseront la captation et la filtration de
l'eau.
Les Jardins et la pluie examine en détail chacun de ces
éléments et donne toutes les informations pratiques nécessaires à leur
mise en oeuvre, mettant ainsi ces formidables avancées à la portée du
jardinier amateur. Il permettra également aux architectes, paysagistes
et gestionnaires d'espaces verts de mettre l'accent sur la collecte, le transport, le stockage et la libération de l'eau de pluie,
en un mot de travailler avec la nature plutôt que contre elle et
d'aboutir à des réalisations à la fois esthétiques et durables.