Présentation de l'éditeur :Polémiste et critique hors pair, Reyner Banham excellait à se saisir d’objet ou de situation de la vie courante pour ouvrir des perspectives nouvelles. La sélection des cinquante-quatre articles de cette anthologie, organisée chronologiquement, restitue la diversité de ses intérêts. Ils traitent aussi bien du futurisme italien, du style international, du Bauhaus, de Sigfried Giedion, d’Adolf Loos, d’Erich Mendelsohn, de Paul Scheerbart, de Frank Lloyd Wright que de réalisations, de mouvements ou d’architectes contemporains comme le bâtiment de l’Unesco, celui de la Lloyds ou le centre Georges-Pompidou, Archigram, le postmodernisme, Norman Foster, Frank Gehry, Renzo Piano, Cedric Price, James Stirling… Ensemble, ces écrits démontrent comment Banham - refusant de se laisser enfermer dans des analyses de formes, de structures ou de discours - innove en observant les transformations apportées à la vie moderne par la mécanisation et, plus encore, la technologie miniaturisée. Sans hésitation, il a choisi d’être un laudateur caustique de son époque, d’où son engagement au côté d’Archigram et des tenants des mégastructures ou son étude sur Los Angeles. Par ses brillantes analyses du pop art, du brutalisme, du futurisme, des moteurs d’Evinrude, des mobile homes, du design automobile, des films de science-fiction, des gadgets miniaturisés, il anticipe sur les préoccupations contemporaines au niveau de la culture technique et du regard porté sur l’objet banal. Souvent acerbes ou irrespectueuses, ses critiques ont provoqué de virulentes polémiques. Mais quel qu’en soit l’enjeu, il ne se départit jamais de son ironie qui donne à son propos une gaîté perceptible dès les premières lignes.
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