Présentation de l'éditeur :
L’ouvrage rassemble une série de regards croisés sur l’enseignement de
l’architecture à Paris depuis le débutdu XIXe siècle, aussi bien à
l’École des beaux-arts qui occupe une place centrale dans ce panorama,
que dans les écoles d’ingénieurs qui proposent des approchent
différentes, privilégiant la rationalité économique, fonctionnelle ou
constructive, plutôt que la recherche esthétique.
À travers les méthodes d’enseignement, les documents (livres ou supports de cours) qui les décrivent ou les résument et les travaux d’élèves qui s’y rapportent, se
sont différents paradigmes de la création architecturale qui s’opposent
et qui se conjuguent au fil des décennies. L’opposition initiale entre
les démarches artistiques des ateliers préparant au Prix de Rome et les
principes rationalistes qui s’affirment dès les premières années de
l’École polytechnique, apparaît ainsi comme le point de départ d’un
fructueux processus dialectique, alimenté par de nouveaux enjeux
scientifiques ou de nouvelles aspirations sociales.
Cette mise en perspective sur une longue période se termine par des
ouvertures sur les enjeux contemporains et les nouveaux horizons que
constituent notamment la question du climat et celle des territoires.
Comment l’architecture s’enseigne-t-elle? Apprend-on dans l’atelier,
dans les amphithéâtres, dans les livres, au contact des grands modèles
ou par la réalité du chantier ? Comment ces pédagogies se
différencient-elles selon leurs destinataires, architectes, ingénieurs
ou autres, comment se renouvellent-elles ?